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LES ACTIONS DU PAPI


1- AMELIORATION DE LA CONNAISSANCE ET DE LA CONSCIENCE DU RISQUE

Axe 1A - caracteriser le risque inondation sur les secteurs exposés mais "orphelins"en terme d'étude hydraulique.

Actions 1A-01 à 1A-05

L’objectif de ces actions est de progresser dans la caractérisation des risques inondation sur les bassins qui ne sont pas encore forcément couverts par une étude hydraulique, afin de disposer des connaissances hydrauliques et géomorphologiques nécessaires pour mieux organiser la protection de l’existant et l’aménagement du territoire.

Ces études sont également associées à la définition de plans de gestions nécessaires à l’élaboration de DIG donnant droit à entretien des cours d’eau par le SM3A sur des terrains privés.


Avancement des études prévues dans l’axe 1A (hors étude Giffre dans le cadre de l’action 1A-06)
Avancement des études prévues dans l’axe 1A (hors étude Giffre dans le cadre de l’action 1A-06)

Action 1A-06 : Etude d'inondabilité et modélisation de la plaine du Giffre et de ses affluents

L’étude d'inondabilité et modélisation de la plaine du Giffre et de ses affluents a été engagée en octobre 2013. Elle a permis d’établir un modèle hydro-sédimentaire en deux dimensions de la plaine du Giffre, ainsi notamment que du Risse et du Foron de Taninges, sur la base d’un levé LIDAR de 2013.

A l’issue de la phase propositions de scénarios globaux d’aménagements, le comité de suivi a émis un avis favorable pour un scénario d’un montant de près de 6 M€HT, prévoyant :

Protection des enjeux de Sixt Fer à Cheval et arasement de la digue aval (plaine des Glières),

Sur-inondation de la plaine de Vallon à Samoëns,

Sur-inondation du Bois de l’Etelley à Samoëns,

Sur-inondation de la plaine des Sages et protection de la ZAC des Sages et de la zone de loisir du Lac aux Dames à Samoëns,

Protection des enjeux à Morillon et Taninges,

Aménagements du secteur Pont du Giffre à Marignier.

L’étude devrait s’achever en réalisant une analyse coût-bénéfice du scénario d’aménagement retenu à la fin du premier semestre 2017.


Emprise des modèles hydrauliques élaborés dans le cadre de l’étude du Giffre
Emprise des modèles hydrauliques élaborés dans le cadre de l’étude du Giffre

Axe 1B - Développer une culture du risque et sensibiliser aux 'bonnes pratiques' d'aménagement et d'occupation du territoire

L’objectif de cet axe est de développer une véritable culture du risque et de sensibiliser les populations, de manière à favoriser des réflexes et des comportements adaptés lors d’événements majeurs.

Les populations doivent apprendre à vivre avec le risque inondation afin de mieux l’accepter. Il est donc nécessaire d’améliorer les connaissances et de renforcer la conscience du risque au travers de la formation dès le plus jeune âge.


Panneau d'information
Panneau d'information

Action 1B-01 : Pose de repères de crues sur les cours d'eau du bassin versant afin de maintenir une mémoire du risque

La mise en place de repères de crues a pour visée d’entretenir notre mémoire collective sur l’étendue et l’impact local des inondations.  Les repères de crues sont les témoins historiques de grandes crues passées. Ils matérialisent le souvenir de ces évènements importants que le temps a souvent tendance à effacer. Les macarons font partie du patrimoine des connaissances sur les crues ; ils permettent de se rappeler des hauteurs d’eau atteintes lors des inondations passées, de les comparer les unes aux autres et de constater la fréquence de leur survenue.


Les premiers repères ont été implantés en septembre 2015.
Au 1 juin 2017, 69 repères de crues historiques ont été posés dans 25 communes. Par ailleurs 28 repères de crues ont été validés.

Le travail sera poursuivi avec les communes du bassin de l’Arve dans la continuité des échanges engagés depuis 2014, afin de tendre vers l’objectif initial consistant à  poser au moins un repère dans chacune des 69 communes disposant d’un PPRI.


Repères de crues historiques
Repères de crues historiques

Action 1B-03 : Plan de communication sur le risque / Actions de sensibilisation et de formation à destination du grand public, des élus locaux et des services techniques

Instaurer une véritable culture du risque dans les territoires exposés aux inondations est une vraie nécessité. La communication sur le risque inondation a pour objectif d’amener des comportements adaptés face aux risques.

Plusieurs actions de sensibilisation ont été mises en œuvre : plaquette d’information sur les inondations, jeu « RiverMed », gafforisk, plaquette et poster vulnérabilité.

Le SM3A effectue des animations scolaires sur le territoire pour des classes du CM2 à la 3ème. La sensibilisation des futurs citoyens s’effectue travers du jeu RiverMed le sujet étant sérieux mais le ton ludique. Les interventions ont pour ambition de sensibilisé le jeunes publics aux bonnes pratiques d’aménagements du territoire en tenant compte du risque inondation. Une dizaine d’animations ont déjà été réalisé en 2017, notamment dans les écoles de Ville-La-Grand, Chamonix et Reigner.


Animation scolaire à partir du jeu Rivermed
Animation scolaire à partir du jeu Rivermed

2- SURVEILLANCE ET PREVISION DES CRUES ET DES INONDATIONS

Axe 2A - Développer des stratégies de prévision pertinentes dans un contexte de crues rapides et de bassin versant de montagne

Pour protéger les populations, il est nécessaire de développer des stratégies de prévision pertinentes, pour anticiper les crues violentes et permettre le déclenchement de l’alerte et la mise en sécurité.

Action 2A-01 : Etude de faisabilité pour la mise en place du réseau Etat de surveillance et de prévision de crues sur le bassin de l'Arve

L’étude de faisabilité pour la mise en place du réseau Etat de surveillance et de prévision de crues sur le bassin de l'Arve, portée par le Service de Prévision des Crues Alpes du Nord (SPC AN) de la DREAL Auvergne-Rhône-Alpes, est actuellement terminée. Elle a consisté à vérifier la faisabilité technique et l’intérêt stratégique d’étendre le réseau de surveillance de l’Etat sur les tronçons aval et médian de l’Arve et du Giffre. Au vu du diagnostic établi à ce stade, les points suivants apparaissent :

il semble difficile de proposer une vigilance sur le Giffre : la vision des enjeux y est incomplète et les temps de réponse à Marignier sont trop courts ;

  • sur l’Arve en amont de Sallanches, l’agglomération de Chamonix concentre des enjeux très forts, mais les temps de réponse de l’ordre de quatre heures seulement du bassin versant excluent d’office l’égibilité du tronçon au dispositif Vigicrues ;
  • sur l’Arve médian, si les temps de réponse du bassin versant sont acceptables à Cluses, ils sont trop courts à Sallanches pour anticiper au mieux un épisode de crue. Il semble néanmoins possible de proposer un service de surveillance de qualité qui remonterait jusqu’à Cluses et même, en version « dégradée », jusqu’à Sallanches voire Passy pour y intégrer les campings présents ;
  • sur l’Arve aval (depuis la confluence avec le Giffre jusqu’à la frontière suisse), les temps de réponse du bassin versant sont suffisamment longs pour autoriser une vigilance et une bonne prévision des crues. Toutefois, un renforcement des réseaux hydrométrique et météorologique est indispensable pour mener à bien cette surveillance.

L’étude propose donc 3 tronçons à la surveillance par l'Etat:

  • Arve médian (aval de Sallanches) ;
  • Arve aval ;
  • Giffre en aval du Risse.

Tronçons proposés à la surveillance par l'Etat et communes surveillées
Tronçons proposés à la surveillance par l'Etat et communes surveillées

Action 2A-02 : Programme de recherche sur la prévision des crues de l'Arve à Chamonix

Ce programme de recherche, engagé en mars 2014, est porté conjointement par les laboratoires de recherche LGGE (Laboratoire de Glaciologie et Géophysique de l’Environnement), LTHE (laboratoire d’études des Transferts en Hydrologie et Environnement) et CNRM/CEN (Centre d’Etudes de la Neige, Météo France). Il se déroule dans le cadre d’une convention liant le SM3A et ces laboratoires jusqu’au 1er décembre 2017. L’étude porte sur la faisabilité d’un système de prévision glacio-hydro-météorologique intégré pour la mise en alerte et la prévision des crues de l’Arve à Chamonix.

Les quatre volets de ce projet sont les suivants :

  • ·         V1. Caractérisation du comportement hydrologique du bassin versant de l’Arve (rôle de la fonte nivale et glaciaire vs. saturation des sols et ruissellement d’origine pluviale) ;
  • ·         V2. Développement et évaluation de modélisations glacio-nivo-hydrologiques à différents niveaux de complexité pour représenter le comportement du bassin versant ;
  • ·         V3. Estimation du délai d’anticipation et de la prévisibilité possibles des événements, compte tenu du réseau de mesure et des outils de prévision disponibles ;
  • ·         V4. Préparation d’une modélisation hydro-sédimentaire.

Les premiers résultats de ce système de modélisation ont été produits en 2016 dans une configuration permettant de tester les capacités prédictives du système pour des événements de crues passés.

Sur la base du prototype développé pendant le projet, le modèle est testé durant l’été 2017 en mode prévision en temps réel, avec une assistance de prévisionnistes de Météo-France pour l’interprétation des résultats et la production d’un bulletin quotidien. L’objectif est de disposer dès 2018 d’un outil de prévision opérationnel.


Exemple de test en mode prédictif sur les événements de mai et septembre 2015 sur l’Arveyron de la Mer de Glace (Lecourt et al. 2016)
Exemple de test en mode prédictif sur les événements de mai et septembre 2015 sur l’Arveyron de la Mer de Glace (Lecourt et al. 2016)

Axe 2B - Surveiller les cotes des fonds de lits et intervenir en cas d'engravements

Action 2B-01 : Mise en œuvre et actualisation du plan de gestion des matériaux solides de l'Arve

L’objectif de cette action est de mettre en œuvre une stratégie de gestion des matériaux solides de l’Arve adaptée, avec une exigence d’adaptation des actions aux évolutions constatées ainsi qu’en fonction des nouvelles connaissances acquises, de manière à concilier sécurité des biens et des personnes et préservation de la dynamique alluviale.

Les principaux volets de cette action sont les suivants :

  • 1-Surveillance topographique au droit des secteurs à enjeux ;
  • 2-Opérations de curages de matériaux pour sécuriser les biens et les personnes ;
  • 3-Opérations de gestion des matériaux pour favoriser le fonctionnement hydro-écologique du cours d’eau (comprenant des suivis topographiques et écologiques) ;
  • 4-Etudes et expertises d’amélioration de la connaissance, incluant également l’acquisition de matériel de suivi scientifique.

Dans le cadre du second volet, et conformément au plan de gestion des matériaux de l’Arve et à la DIG associée, le SM3A suit l’évolution du fond de l’Arve par levés topographiques depuis 1998, tout particulièrement sur des points sensibles à l’exhaussement du lit qui favoriseraient les débordements sur des secteurs à fort enjeux, qui sont :

  • les confluences des principaux affluents contributeurs sédimentaires,
  • la traversée du Centre-Ville de Chamonix,
  • la traversée du Golf en amont des Praz de Chamonix.

Les derniers levés topographiques réalisés en janvier-février 2017 ont confirmé l’engravement du lit sur la commune de Chamonix et le dépassement de la cote de « déclenchement de curage » sur plusieurs zone.

Par conséquent, un chantier de curage du lit de l’Arve a été mis en œuvre entre le 27 mars et le 9 mai 2017, soit une durée totale de 1,5 mois, avant le début de la période estivale à risque. Le volume total curé est de 19 500 m3 sur un linéaire total d’Arve de 4,8 km.

Ce sont les 18, 26 et 27 avril 2017 où l’on a enregistré les pics d’évacuation des matériaux avec jusqu’à 18 camions mobilisés simultanément permettant d’évacuer plus de 1800m3 en une journée.


Chargement des matériaux secteur Hôtel des Alpes
Chargement des matériaux secteur Hôtel des Alpes

3- ALERTE ET GESTION DE CRISE

AXE 3- Faire des Plans Communaux de sauvegarde de véritables outils opérationnels.

Afin de garantir la sécurité des biens et des personnes lors d’événements majeurs, il est impératif que la commune soit en capacité de planifier les actions à mener par les acteurs communaux. Le Plan Communale de Sauvegarde (PCS) est ainsi un véritable outil opérationnel qui prévoit l'organisation nécessaire pour assurer l'alerte, l'information, la protection et le soutien de la population au regard des risques.

Le recensement des actions et des mesures immédiates à mettre en place en cas d’évènements majeurs doit être décrit. Il a également pour objectif l'information préventive et la protection de la population.

Dans le cadre de cette action, le SM3A met en œuvre les missions suivantes :

  • Le  soutien aux communes pour l’élaboration ou la révision de leur PCS

  • La mise à jour des classeurs inondation et des kits inondation utilisés par les équipes du SM3A et mis à disposition des communes

  • La poursuite des échanges avec le SDIS et le SIDPC, ainsi que communes et communautés de communes ;        

  • La pose d’échelles limnimétriques sur les digues sur lesquelles le SM3A intervient dans le cadre de la surveillance des ouvrages en crue.

Entre juin 2013 et mars 2017, la proportion de communes dotées d’un PCS sur le bassin versant de l’Arve est passée de 29 à 52 communes (soit de 45 à 73 %). Toutes les communes ont au moins engagé la réalisation de leur PCS alors qu’elles étaient 14 % à n’avoir encore rien fait en 2013. A ce jour, 14 communes sont encore en cours de réalisation de leur PCS (soit 21 %).


Evolution du taux de réalisation de PCS sur le périmètre du PAPI
Evolution du taux de réalisation de PCS sur le périmètre du PAPI

4- PRISE EN COMPTE DU RISQUE INONDATION DANS L'URBANISME

 

Axe 4 - Intégrer les nouvelles connaissances des risques dans des PPRi et PPRn révisés

Certains PPRI sont devenues obsolètes face aux nouvelles données que nous disposons au fur et à mesure de l’avancée des études hydrauliques. Il est donc nécessaire de les mettre à jour régulièrement.

Les PPRI suivants ont fait l’objet d’une révision sur l’Arve :

  • Sallanches le 24/12/2015 ;
  • Magland fin octobre 2016 ;

Les études sont en cours pour la révision des PPR d’Ayze et Bonneville.

Concernant sur la révision des PPRI du Giffre et du Risse, les études sont en cours pour la révision des PPR de Sixt-Fer-à-Cheval et Samoëns.

Dans le cadre de l’action 4-03 prévoyant l’élaboration de nouveaux PPRI, aucune élaboration de nouveau PPRI n’a été engagée sur le territoire de la plaine Genevoise et sur le bassin versant de la Menoge.

Enfin, une nouvelle action 4-04 est proposée à l’avenant au PAPI pour intégrer les PPR à réviser suite aux études hydrauliques conduites sur les autres affluents de l'Arve : Borne, Bialle, Nant Bordon, etc. Sont d'ores déjà prévus les PPRI des communes suivantes : Petit-Bornand, Entremont, Passy et Domancy.


Carte réglementaire PPRI
Carte réglementaire PPRI

5 - IDENTIFIER LES PERINCIPAUX POLES DE VULNERABILITES ET PRIORITISER LES ACTIONS DE REDUCTION DE VULNERABILITE

La démarche de réduction de la vulnérabilité est relativement récente au niveau national. Elle vise à réduire la vulnérabilité des habitations, des entreprises et des bâtiments publics existants qui restent en zone inondable dans la mesure où il n’est pas possible de proposer de protection pertinente pour toutes les crues. Elle est complémentaire des aménagements lourds de protection contre les inondations tels que les zones de rétention temporaire des eaux ou les systèmes d’endiguement (cf. axes 6 et 7 du PAPI).

Dès 2013, une première réflexion sur la démarche de réduction de la vulnérabilité a eu lieu entre le SIDPC, la DDT, la DREAL et le SM3A, notamment sur un projet de cahier des charges d’une étude. En juin 2014 s’est tenue une réunion élargie pour présenter la démarche aux communes, communautés de communes et partenaires, pour aboutir à  un cahier des charges définitif mi 2014. 

L’étude a été engagée en décembre 2014 sur l’axe de l’Arve (concernant les 2 TRI et particulièrement les 26 communes entre Chamonix et la frontière suisse). Elle se déroule en deux temps : une phase de diagnostic et une phase de propositions d’actions de réduction de la vulnérabilité aux inondations de l’Arve.

Le bureau d’études Asconit a réalisé un diagnostic provisoire de la vulnérabilité du territoire aux inondations de l’Arve. Le bureau d’études Sépia a commencé la phase 2 à l’automne 2016.

Des rencontres par communautés de communes ont démarré à l’automne 2016 afin de valider le diagnostic et faire une première proposition d’actions aux communes (mais sans les autres acteurs). Elles se sont achevées au premier semestre 2017.

Concernant les inondations liées à l’Arve, la phase 2 de l’étude Asconit/Sépia en cours conduira, en concertation aussi avec les autres parties-prenantes, à retenir un programme d’actions chiffré et hiérarchisé sur l’Arve.

D’autre part, une étude de vulnérabilité similaire sera engagée sur le bassin versant du Giffre.


Diagnostic de vulnérabilité
Diagnostic de vulnérabilité

6- RALENTISSEMENT DES ECOULEMENTS

Axe 6A - Optimiser le potentiel d'écrêtement des crues des plaines non urbanisées

Cet axe concerne des solutions mettant en œuvre une stratégie de ralentissement dynamique. Les actions concourant au ralentissement des écoulements sont multiples et peuvent faire l’objet de combinaisons (y compris avec des actions de l’axe 7) : rétention des eaux à l’amont, restauration des champs d’expansion de crues (dont les zones humides), aménagement de zones de sur-inondation, revégétalisation des berges, reméandrage des cours d’eau, restauration des zones de mobilité des cours d’eau, etc.

Action 6A-06 : Bassins de ralentissement des crues du Foron à Marsaz/Ville la Grand et Juvigny

Cette action, sous maitrise d’ouvrage du SIFOR, a été engagée en 2014. Elle s’est terminée avec l’achèvement des travaux en décembre 2016.

La création des bassins de gestion des crues du Foron est une action issue du Contrat de rivière transfrontalier du Foron du Chablais Genevois signé en janvier 2004 et aujourd'hui terminé.

L’objectif de cette action était de protéger la partie urbanisée du bassin versant du Foron (communes françaises de Ville-la-Grand, Ambilly et Gaillard et communes suisses de Puplinge et Thônex, à cheval sur l’Agglomération d’Annemasse et le Canton de Genève) contre les crues d’occurrence centennale, en réalisant des bassins d’écrêtement des crues du Foron en amont de Ville la Grand.

Le projet a consisté à l’aménagement de deux sites distincts :

  • sur Ville la Grand (Marsaz) : création de deux casiers permettant le stockage de 90 000 m3, en rive gauche du Foron, avec un surcreusement du terrain naturel et une hauteur maximale des digues de      3,6 m.
  • sur Juvigny (site amont) : création de trois casiers permettant le stockage de 80 000 m3 en rive droite du Foron, sans surcreusement du terrain naturel et une hauteur maximale des digues de 2,75 m.
Bassin de gestion des crues du Foron à Marsaz
Bassin de gestion des crues du Foron à Marsaz

Ces bassins ont pour objectif de stocker temporairement les eaux du Foron ; Sur les 5 bassins répartis sur les deux sites, le volume de stockage (cote des plus hautes eaux) est de 170 000 m3. Ce stockage temporaire permet de réduire le débit de pointe de la crue centennale de 45 à 35 m3/s afin de le rendre compatible avec le gabarit hydraulique du Foron et de ses ouvrages en aval.

Les matériaux extraits du site de Marsaz ont été réutilisés sur le site de Juvigny pour construire les digues. De plus, sur Juvigny, l’exploitation agricole en place peut se poursuivre dans l’intérieur du bassin. En cas d’inondation, une indemnité sera versée aux exploitants. Sur Marsaz, l’ensemble du site sera entretenu par des fauches agricoles et du pâturage.

Ces travaux ont été réalisés sous la maitrise d’ouvrage du SIFOR. Le montant total engagé pour cette opération est de 5 119 k€HT, avec la participation financière de l’Etat français, de l’Etat de Genève, du département de Haute-Savoie et du SIFOR.


Deux des trois bassins de gestion des crues du Foron à Juvigny
Deux des trois bassins de gestion des crues du Foron à Juvigny

Axe 6B - Retenir en amont des zones exposées les volumes solides excédentaires

Action 6B-02 : Plage de dépôt du Nant d'Armancette

L'objectif de cette action est de contenir les dépôts d'une lave torrentielle de référence (évaluée à un volume de 200 000 à 250 000 m3) entre les digues latérales de façon à éviter les débordements pouvant menacer les habitations et bâtiments situés sur le cône de déjection.

Un marché de maitrise d’œuvre pour cette opération a été engagé par la commune des Contamines Montjoie en novembre 2014. Il a été transféré au SM3A en août 2015 à l’occasion du transfert de compétence GEMAPI.

Par ailleurs, un marché d’assistance aux procédures foncières a été engagé en septembre 2016 pour les négociations et acquisitions amiables, ainsi que pour le suivi de la procédure d’expropriation en cas de nécessité (DUP).

Enfin, un concept d’intégration paysagère du projet a été réalisé par HEPIA fin 2016, couplée à de multiples axes de valorisation (culture de semences  d’altitude, pépinière de saules et fleurs sauvages)

Des déboisements anticipés de la rive droite du torrent ont été réalisés en septembre 2016 pour limiter l’impact environnemental et faciliter le démarrage des travaux de terrassement.


Travaux de déboisement
Travaux de déboisement

L’enquête publique conjointe pour déclaration d’utilité publique, enquête parcellaire et autorisation environnementale se tiendra du 16 août au 18 septembre 2017. Le dossier d’enquête publique est consultable ici.

Le montant engagé pour cette action est de 207 k€HT, correspondant essentiellement à des missions d’étude (maitrise d’œuvre, dossiers réglementaires, étude géotechnique et assistance aux procédures foncières). Le montant prévisionnel de la fiche action pour le volet études (95 k€HT) était donc largement sous-estimé.

Le phasage des travaux reste à préciser, mais devrait s’étaler entre 2018 et 2020, avec des interventions prévues chaque année durant les deux périodes de printemps et d’automne.

Le montant estimatif des travaux est de 2 870 k€HT pour un montant total d’opération de 3 330 k€HT.


Vue 3D des aménagements projetés (vue de l’amont vers l’aval)
Vue 3D des aménagements projetés (vue de l’amont vers l’aval)
vue en plan des aménagments projetés
vue en plan des aménagments projetés

7- GESTION DES OUVRAGES DE PROTECTION HYDRAULIQUES

Axe 7A -  Assurer la fonctionnalité et la sécurité des systèmes d'endiguements existants, y compris si nécessaire par réhaussement des ouvrages, suppression, ou relocalisation

Action 7A-05 : Confortement des ouvrages de protection latérale du Giffre dans Marignier et réalisation d’un merlon de cantonnement

Les principaux objectifs de cette opération étaient l’amélioration de la protection des biens et personnes dans Marignier et le confortement des ouvrages existants. Cette opération a été l’opportunité de répondre à d’autres objectifs tels que la restauration de la continuité écologique et l’amélioration du cadre paysager des abords du Giffre. Elle a pour cela été scindée en plusieurs parties :

  • création d’un nouvel ouvrage de type mur en amont du Vieux Pont pour limiter les débordements en rive gauche ;
  • confortement des ouvrages de protection par reprise des pieds de digue et des protections contre les érosions ;
  • mise en franchissabilité piscicole du seuil situé sous le pont SNCF par création d’une rampe en enrochements (partie non financée par l’Etat).

 


Vue du mur de protection amont et du confortement des digues
Vue du mur de protection amont et du confortement des digues
Création d’une rampe en enrochements sous le pont SNCF
Création d’une rampe en enrochements sous le pont SNCF

Axe 7B - Garantir un minimum de protection de zones à enjeux forts par endiguements locaux ou reprise d’ouvrages limitants

Action 7B-05 : Arasement du seuil transversal et modification de l’ouvrage de franchissement du Giffre pour réduire les risques hydrauliques au niveau du hameau du Perret

Cette action avait pour objectif de reprendre le pont du Perret dont la pile centrale provoquait un obstacle aux écoulements et des dépôts solides à l’origine de débordements sur la RD907.

Les études ont mis en évidence en amont du site un engraissement et des dépôts réguliers malgré un faible apport de sédiments dans le secteur, et la nécessité de restaurer le transit sédimentaire, afin de déstocker les atterrissements amont, et alimenter un secteur aval plus pauvre.

Une réfection récente du pont a été effectuée, et malgré l’effet de verrou constaté sur l’écoulement, il n’a finalement pas été envisagé de refaire le pont.

Une maitrise d’œuvre complète a été engagée en 2013. Le projet avait pour objectifs de :

  • restaurer le transport sédimentaire et limiter les curages ;
  • maintenir la franchissabilité piscicole ;
  • concilier les différents usages ;
  • améliorer l’entonnement du pont et ainsi diminuer le risque d’inondationn

La maitrise d’œuvre des travaux a été confiée à un groupement d’entreprise mené par le bureau d’étude ARTELIA à Saint Pierre en Faucigny associé à SAGE Environnement et au paysagiste ARTER Agence. Les travaux ont été attribués à l’entreprise BENEDETTI-GUELPA intervenant avec l’entreprise ERM de Cordon pour la partie géni-végétal.

Les travaux se sont achevés en 2016, pour un montant de 330 k€HT. Cette opération est aujourd'hui soldée. Le montant total engagé pour cette action (études et travaux) est de 394 k€HT, cofinancé par  l’Etat, l’Agence de l’Eau Rhône Corse Méditerranée et le SM3A.


Vue vers l’aval du pont du Perret après la fin des travaux
Vue vers l’aval du pont du Perret après la fin des travaux
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