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Banc colonisé par la Petite Massette
Banc colonisé par la Petite Massette

Les espèces et les habitats d'intérêt communautaire

Le site abrite de nombreux milieux et espèces justifiant la désignation du site au titre de Natura 2000, et dont leur raréfaction au niveau national voire européen leur confère un intérêt communautaire non négligeable.

Les milieux

Bien souvent, le maintien de ces milieux est intimement lié au fonctionnement naturel de la rivière :

La forêt, que l’on qualifie d’« alluviale » est spécifique aux bords de cours d’eau et aux plaines inondables. Du fait de la rectification des rivières et de la pression foncière dans les lits majeurs, ces forêts alluviales sont devenues rares en Europe. L'Arve abrite encore une forêt alluviale relictuelle mais avec l'artificialilsation du fonctionnement hydraulique (diminution des crues et de l'érosion), hydrologique (diminution des connexions avec la nappe d'accompagnement de l'Arve, colmatage, drainage) et morphosédimentaire (déséquilibres entraînant des dommages collatéraux aux milieux naturels), il devient difficile de savoir si cet habitat forestier fortement patrimonial pourra être conservé en l'état, ou si, au contraire, la dégradation en cours se poursuivra jusqu'à une banalisation complète de cet écosystème. C'est pourquoi le SM3A a fait réaliser des diagnostics écosylvicoles au profit des propriétaires intéressés, et s'investit dans la mise en oeuvre nécessaire de Contrats Natura 2000 là où des mesures de gestion sont possibles et pertinentes. Néanmoins, sans restauration d'une dynamique plus naturelle de l'Arve, moteur du renouvellement de ces milieux alluviaux créés et alimentés par la rivière, la sauvegarde de ces forêts et autres annexes alluviales est compromise.

Des milieux dits « pionniers » sont présents sur les bancs de l’Arve et en bord de cours d’eau là où les écoulements sont plus lents. La Petite Massette (Typha minima) est un petit roseau protégé emblématique des grèves de l’Arve. Cette espèce, autrefois abondantes sur les cours d’eau périalpin à écoulement lent est en voie de disparition dans plusieurs pays et régions françaises, son recul ayant atteint 98 % dans les Alpes du Nord en 100 ans (50 % en France). Cette espèce végétale semble être encore assez présente sur l’Arve mais seule la poursuite du suivi en cours initié depuis quelques années pourra nous indiquer la tendance de cette population.

Des milieux singuliers dominant l’Arve, les coteaux secs (Arthaz) sont inclus dans le site Natura 2000 mais ce biotope n’est pas lié à la rivière. Les coteaux calcaires permettent le développement de pelouses sèches, milieux au sol pauvre (sol très mince et minéral) exposés au soleil. Ces habitats d'intérêt communautaire abritent de nombreuses orchidées et autres espèces patrimoniales lorsque la gestion permet le maintien de l'ouverture du milieu. Ces habitats de pelouse rase sont d'origine pastorale, lorsqu'il existait encore une activité agricole suffisamment forte sur ces milieux secondaires pour contenir l'embroussaillement de ces espaces. Les Contrats Natura 2000, si volonté il y a, pourront permettre leur gestion conservatoire ou encore la restauration de certains coteaux colonisés par les arbres et arbustes, à cause de la déprise agricole et de la disparition du pâturage.

Les espèces

La vallée de l’Arve constitue un écocomplexe important pour le département grâce à une mosaïque de milieux humides et secs. C’est un site remarquable pour de nombreuses espèces inféodées aux zones humides.

L’avifaune nicheuse est typique des vallées alluviales avec un cortège d’espèces caractéristiques :

  • des forêts alluviales avec le Loriot d’Europe (Oriolus oriolus), le Faucon hobereau (Falco subbuteo), le Héron cendré (Ardea cinerea), le Bihoreau gris (Nycticorax nycticorax), Milan noir (Milvus migrans), 
  • des cours d’eau dynamiques avec le Petit gravelot (Charadrius dubius), le Chevalier guignette (Actitis hypoleucos), le Cincle plongeur (Cinclus cinclus), le Martin pêcheur (Alceda atthis)… 
  • des étangs avec le Grèbe huppé (Podiceps cristatus), la Rousserole effarvate (Acrocephalus scirpaceus) et l'emblématique Rousserole turdoïde (Acrocephalus arundinaceus), le Râle d’eau (Rallus aquaticus), les rares Héron pourpré (Ardea purpurea)et Blongios nain (Ixobrichus minutus)...

Sur l’axe migratoire orienté Sud-Ouest Nord-Est traversant la Haute-Savoie, l’Arve constitue un site de halte pour de nombreuses espèces dont plusieurs figurent à la directive Oiseaux. Cependant, la configuration des étangs et l’absence de hauts fonds rendent le site peu attractif pour les anatidés et les limicoles migrateurs. En hivernage, le site est assez peu utilisé par les anatidés en raison de la faible surface des étangs pouvant rapidement geler et de la plus forte attractivité du Léman et de la vallée du Rhône. La présence du Butor étoilé (Botaurus stellaris) sur plusieurs étangs est cependant remarquable et met en évidence l’importance des étangs pourvus de roselières.

Blongios nain (J. Bisetti)

6 espèces nicheuses sont inscrites sur l’Annexe 1 de la directive Oiseaux : le Blongios nain, le Martin pêcheur d’Europe, le Bihoreau gris, le Milan noir, la Pie-grièche écorcheur et la Rousserolle turdoïde.

Plus de 155 espèces d'oiseaux ont été recensées sur le périmètre d’étude, dont 70 se reproduisent sur le site.


Consultez la synthèse des inventaires du diagnostic écologique de la vallée de l'Arve

Blongios Nain
Blongios Nain
Ancienne carrière remise en eau sur le site de l'Arve
Ancienne carrière remise en eau sur le site de l'Arve
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