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 On trouve le castor au bord de l'Arve et de ses affluents.

L’activité du Castor s’accomplit principalement à l’interface entre le milieu aquatique et le milieu terrestre. L’eau lui permet d’assurer ses déplacements et joue le rôle d’élément tutélaire, l’entrée d’un gîte occupé est toujours immergée. Le domaine terrestre lui procure l’essentiel de sa nourriture jusqu’à une distance de 20 à 30 mètres des berges.

 Ses mœurs sont nocturnes, il est principalement actif en début et fin de nuit. Il consacre environ les 2/3 de son activité nocturne au milieu aquatique : déplacement, consommation de végétaux et le reste sur terre pour la recherche de nourriture, l’abattage d’arbustes, le toilettage, le marquage du territoire.

 Le castor est une espèce territoriale, avec un marquage olfactif du territoire par une sécrétion à forte odeur de musc appelé castoréum. Il est sociable, les 2/3 des castors vivent en groupes familiaux composés de 2 adultes, des jeunes de plus d’un an et des jeunes de l’année. La taille d’une famille varie de 2 à 6, elle est en moyenne de 3,8 en Europe. Les individus isolés peuvent constituer une population “ flottante ” représentant près de 40% des effectifs totaux. L’activité d’un groupe familial varie en fonction de la qualité du milieu et couvre un linéaire de cours d’eau d’environ 0,5 à 3 kilomètres, matérialisée par de nombreux indices 


 Beavers live along the Arve river and its tributaries.

Their sharp teeth help them to cut trees in order to eat and to build their lodges.

Their houses are situated inside the river channel and they find their food in the riparian forest.

They have nice fur and they are the biggest rodents in Europe.

They are slow on land but they appeared to be very good swimmers thanks to their tails and their webbed legs.


 crédit photo: François AMELOT/ Centre de la Nature Montagnarde


 On peut trouver des traces de vie du castor:

sur le sol :

  • Par exemple des chantiers de coupes d’arbres et d’arbustes pour satisfaire les besoins alimentaires ou la construction de barrages, de terriers-hutte ainsi que des coulées d’accès aux chantiers. 

sur la berge :

  • des gîtes qui peuvent en fonction de la texture et de la hauteur de berge se présenter soit sous la forme de terrier, soit sous la forme de hutte de branches avec des variantes intermédiaires comme le terrier hutte qui est assez commun. Localement les gîtes peuvent être établis dans des embâcles (exemples sur la Drôme), dans les anfractuosités du réseau karstique (exemples dans les gorges du Gardon) et dans des ouvrages artificiels (exemples de vieux moulins en Ardèche),
  • des dépôts de castoréum sont placés généralement sur des monticules de terre ou de sable situés à moins de 50 cm de l’eau.

 dans l’eau :

  • des réfectoires (sites de consommation) situés sur des hauts fonds (10 à 20 cm d’eau) abrités du courant, où l’on retrouve des branches entièrement écorcées et reposant sur le fond.
  • présence de garde-manger constitués d’amas de branches immergées à proximité du gîte,
  • En cas de nécessité et sur les petits cours d’eau, présence de barrages constitués de branchages mais aussi parfois de galets ou d’argile de structuration de l’édifice ou de colmatage. Leur fonction est de garantir l’immersion de l’entrée du gîte, de limiter les étiages et d’étendre le domaine vital en favorisant les déplacements en vu de rechercher de la nourriture par extension de la nappe d’eau. D’autres indices plus rares peuvent être relevés, tels les canaux creusés par les castors pour relier deux points d’eau ou l’édification "d’échelle" de branches pour franchir un obstacle. Tous ces indices témoignent de l’aptitude d’aménageur du Castor pour satisfaire ses besoins alimentaires, de déplacements et de sécurité. 

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