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L'orpaillage sur l'Arve


Recherche de l'or sur l'Arve

L'orpaillage passé

La plus ancienne mention concent la recherche de l'or rnadans les cours d'eau de la région est une concession accordée en 1397 par le châtelain de Gex.
Au 15° siècle, 4 orpailleurs disposaient en 1471 d'une concession du Duc de Savoie pour exploiter les sables aurifères de l'Arve au niveau des iles d'Aïre situées à proximité de Genève.En 1477 la licence a été accordée à 12 chercheurs pour une redevance de 12 livres par an.
Ces orpailleurs utilisaient des tables de lavage constituées de longues planches striées de rainures. Lors du lavage des sables déposés sur la table inclinée, les paillettes plus lourdes restaient piégées dans les rainures où elles étaient récupérées.
En 1651,suite à une grande inondation, le dénommé Pierre Amyrant obtint l'autorisation de mettre en route une exploitation aurifère à large échelle sur l'Arve depuis Conches jusqu'à la confluence avec le Rhône mais cette entreprise échouera et le bail fut résilié en 1658.
En 1682, le sieur Jean Frezely fit une demande au Conseil de la République de Genève pour exploiter les alluvions de l'Arve et installer une fonderie afin de transformer les paillettes d'or en lingots. Mais on ne connait rien des résultats de cette entreprise.
Vers le milieu du 18° siècle, on observe dans la région comme dans l'ensemble de l'Europe, un vif déclin de l'orpaillage.
Les derniers orpailleurs de l'Arve disparurent vers 1900 : leur travail rapportait à l'époque 3 à 4 francs par journée.

Source : La Recherche de l'or dans la région de Genève par Jean-Jacques Pittard
Société générale d'imprimerie - 1936


L'orpaillage actuel

La renaissance de l'orpaillage en France remonte aux années 70 suite aux recherches réalisées par quelques orpailleurs dont Jean Claude Lefaucheur.
Actuellement, il s'agit d'une activité de loisir pour laquelle on compte en France environ 200 à 300 pratiquants réguliers.
La recherche nécessite l'usage d'un pan ou d'une batée qui permettent de séparer l'or des sables et graviers.
Le principe de la séparation est basé sur la densité élevée de l'or (19,3 contre 4 pour la moyenne des minéraux).
Le lavage associé à certains mouvements permet d'évacuer progressivement les matériaux les plus légers et de conserver uniquement l'or en fond d'instrument.
Sur les cours d'eau, l'or se concentre sur des zones appelées placers qui se situent généralement dans des courbes, en aval d'obstacles ou au niveau de ralentissements. Il est généralement associé à la présence de sables lourds ou d'autres métaux.
L'or est présent sous forme de paillettes dans l'Arve comme dans la plupart des rivières de la région.


Paillettes de l'Arve
cliquez pour agrandir l'image Paillettes de l'Arve - (c) Eric Durous

L'or de l'Arve provient de l'érosion du massif du Mont Blanc essentiellement lors des dernières glaciations. L'or présent dans les couches de dépôts morainiques déposées lors de la fonte des glaciers est progressivement remobilisé pour aboutir dans les cours d'eau.

Orpaillage sur l'Arve
cliquez pour agrandir l'image Orpaillage sur l'Arve - (c) Eric Durous

Actuellement, l'Arve n'est que faiblement aurifère mais l'on parvient quand même à trouver quelques belles paillettes en général sur des placers de courbe ou derrière de gros rochers.

Pour en savoir plus sur l'orpaillage : www.orpaillage.fr

Merci à Eric Durous sans qui cet article n'existerait pas.
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